Un étoilé pas cher ? C’est possible !

L’Atlantide, restaurant gastronomique a conservé son étoile Michelin acquise en 1999. Jean-Yves Guého, chef cuisinier, récipiendaire du Gault et Millau d’or en 2012, nous invite dans ses alcôves secrètes à la découverte d’une cuisine «ouverte sur l’humain». Chef de renom, le morbihannais d’origine, a racheté le restaurant à Pierre Lecoutre en 1998. Son premier souhait ? Lui insuffler une nouvelle identité : « durant de … Continuer de lire Un étoilé pas cher ? C’est possible !

Le rire pour mieux vivre la maladie

Atteinte d’un cancer, Irène Phelippeau a guéri en combinant traitements médicaux et médecine alternative. Aujourd’hui, elle encourage les malades à se soigner par le rire.

Comment faire confiance en la vie, lorsque les vicissitudes et la maladie nous accablent ?
Et pourquoi pas, par la distorsion des zygomatiques ? L’humour à fortes doses, le rire dans tous ses états : une thérapie qui porterait ses fruits selon Irène Phelippeau, rigologue.
Cette maman de trois enfants en connaît un rayon. Et pour cause ! Forte de son expérience, elle raconte son périple, lorsqu’elle apprend en 2003, qu’elle est atteinte d’un cancer du sein Continuer de lire « Le rire pour mieux vivre la maladie »

Les dessous du modèle parfait

Qui n’a jamais été interpellé par une affiche ou un slogan publicitaire ? La pub s’engouffre dans notre quotidien. Selon une étude menée par Arnaud Pêtre, chercheur en neuromarketing *, nous serions confrontés à 15 000 stimuli commerciaux par jour.Quid de la pub véhiculant des représentations d’objectivation sexuelle des femmes ?
Une grande enseigne de prêt-à-porter hypnotise le consommateur avec un slogan percutant.
En vitrine, dans un décor de tapisserie florale, s’affiche la nouvelle égérie de la marque, vêtue de dessous affriolants. Plus bas, apparaît en lettres noires, illuminées :
« Le modèle parfait »

Sur les trottoirs avoisinants, les regards s’attardent sur la vitrine enjôleuse : « les habits, ça m’intéresse pas, je vais pas les porter. Moi, c’est la meuf qui m’intéresse » avoue, les testostérones en émoi, Edo 16 ans. Continuer de lire « Les dessous du modèle parfait »

Harcèlement de rue : la main, du cul à la gueule !

« Hé ! Viande à viol ! » ça se passe rue de Strasbourg, en pleine journée. Laura, 26 ans se promène, un lascar la bouscule, l’invective. Dans la rue personne ne bronche. Une journée ordinaire avec sa déferlante d’injures…
Rentrée chez elle, Laura choquée se pose la question sur la longueur de son short : « une question qu’on ne devrait pourtant jamais se poser ». Continuer de lire « Harcèlement de rue : la main, du cul à la gueule ! »

Les jeunes Yamakasi défient les lois de la pesanteur

Ils intriguent les passants médusés, les inquiètent parfois, par leurs cabrioles périlleuses, leurs sauts vertigineux, leurs escalades fantasques, leur énergie débordante…

Imaginez, des bipèdes se déplacer sur leurs mains, s’accrocher aux parois des murs, des lampadaires, délaissant les trottoirs ou les chemins balisés.
Ce sont des adeptes de l’Art du déplacement (ADD) discipline connue aussi par le film : Yamakasi, d’Ariel Zeitoun.

Il est 19 h, un soir ordinaire, pour une pratique sensationnelle. Vingt-cinq initiés ont jeté leur dévolu sur la place des Lavandières, face à l’arrêt de tram Poitou. Ils ont entre 12 et 18 ans, et sont encadrés par Théo, éducateur pour l’association, Art du déplacement académie Nantes, créée en 2012.

La ville est devenue un terrain de jeux à l’envers. Face aux voies de tram, les consignes sont réitérées : « la part du danger est limitée par la connaissance de soi et de son corps. Il n’y a pas de prises de risques inconsidérées, les mouvements sont précis et calculés » rassure Théo qui dénonce le phénomène des vidéos sur Internet : « ici, la pratique se fait essentiellement au sol, et non pas d’un immeuble à un autre ! »

Perché sur un muret, un débutant interroge : « tu crois que je pourrais le faire moi aussi ? J’ai peur ». La discipline est issue du Lingala qui signifie un esprit fort : « elle permet de se confronter à sa peur et d’appréhender le vide ». La mixité est de mise avec une attention pour chacun « Yamakasi est une famille qui se soucie des uns et des autres, nous ne sommes pas là pour faire de la compétition ! »

La vie de groupe, le déplacement, comme une transhumance primitive ? « c’est revenir à la démarche ancestrale qui utilise les mains et les pieds pour se déplacer, sortir des codes grâce à une liberté de style de vie. »

Un dogme qui fait écho, auprès de Jules, Pierre-Lou et Capucine, amateurs : « nous aimons cette liberté de grimper partout ! On travaille les bases de l’équilibre, il faut aussi savoir être silencieux pour ne pas déranger les riverains, savoir être fluide… »

Les riverains ? « Nantes est une ville assez sensible à cette pratique, cependant, il faut parfois expliquer aux passants que nous ne sommes pas des délinquants ! » s’indigne Mathis, 16 ans : Yamakasi-web-2

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Je suis comme vous et je veux vivre avec vous

DSC_9538 noir et blqncAnthony Penaud 42 ans, non-voyant, président de l’association Oréa, témoigne de son handicap pour casser certaines croyances.

Qu’est-ce que c’est, d’être non-voyant ?

« Je sais qu’on a beaucoup de mal à dire non-voyant mais c’est une précision importante, on mélange les termes, je n’ai pas du tout de vision depuis la naissance. Il m’arrive parfois d’avoir une perception lumineuse pourtant je n’ai plus de rétine. Lors des ateliers de sensibilisation, les enfants qui n’arrivent pas à comprendre, me disent « tu dis que tu es non-voyant mais t’as les yeux ouverts ? Tu vois ! T’es en face de moi !  » je leur réponds que c’est comme s’ils avaient une télé en face d’eux avec un écran vide. C’est pareil pour moi. Tous les non-voyants n’ont pas de lunettes noires ou un chien de guide. Pour vivre le mieux possible, j’ai développé l’ouïe pour ne rien rater, ce n’est pas le top, car rien ne remplace ce sens-là. Si je découvrais la vue, ça me ferait très peur, il y a des choses que je m’imagine en fonction de ce que j’entends, ce que je ressens. Par exemple le bus je ne l’imagine pas, je monte dedans, je n’ai pas de perception matérielle ». Continuer de lire « Je suis comme vous et je veux vivre avec vous »

Témoignage d'un ex-détenu

Après 18 ans d’incarcération, Robert entame sa réinsertion

Témoignage d'un ex-détenu
Interview de Robert Even Par Samira Houari le 25 octobre 2015, pour Ouest-France

« Je suis sorti le 14 octobre, sous bracelet électronique, à ma demande. C’est une mesure d’autoprotection. Ma fin de peine officielle est prévue le 22 décembre ».

Le mois prochain, Robert Even aura 62 ans, dont 18 ans passés en détention. Pour démarrer sa réinsertion sociale, il est bénévole auprès de l’association Casse ta routine à Nantes nord. « Il faut être costaud pour franchir le pas de la réinsertion ». Continuer de lire « Après 18 ans d’incarcération, Robert entame sa réinsertion »