Atteinte d’un cancer, Irène Phelippeau a guéri en combinant traitements médicaux et médecine alternative. Aujourd’hui, elle encourage les malades à se soigner par le rire.

Comment faire confiance en la vie, lorsque les vicissitudes et la maladie nous accablent ?
Et pourquoi pas, par la distorsion des zygomatiques ? L’humour à fortes doses, le rire dans tous ses états : une thérapie qui porterait ses fruits selon Irène Phelippeau, rigologue.
Cette maman de trois enfants en connaît un rayon. Et pour cause ! Forte de son expérience, elle raconte son périple, lorsqu’elle apprend en 2003, qu’elle est atteinte d’un cancer du sein : « j’ai refusé pendant trois mois le mot « cancer » ! Durant une année j’ai suivi un protocole médical classique, j’ai passé toutes ces étapes avec des questionnements : si je meurs maintenant est-ce que je meurs en paix ? »
Face à la maladie, les questions existentielles se font plus fortes, le choix des priorités, l’analyse de sa vie, ce qui reste encore, si la maladie le permet, à réaliser, l’amour des siens et finalement… Finalement, l’ombre de l’inexorable finitude ; absorbée par ces interminables interrogations, elle rencontre fortuitement, Françoise Gérard* : « ce hasard, m’a confortée dans l’idée du lâcher prise, du poids du carcan familial, de l’image de la société que l’on a, consciente ou pas : d’être une bonne épouse, une bonne mère, ou une bonne salariée… La maladie nous éveille à la conscience, la peur de la mort nous rappelle à la vie ».

Le lâcher prise, kesako ? Un relent de Beatnik ou une formule alambiquée insufflée par des gourous novateurs ? Loin de ces considérations nébuleuses, Irène s’attache à la vie.
D’abord, par une approche philosophique ouverte sur le corps : « il s’agit de cette capacité à mettre de l’humour, à dédramatiser ces moments difficiles… »
Une sagesse qui ne supplante pas, mais se veut complémentaire aux traitements médicaux. C’est avec beaucoup d’humilité qu’elle confesse : « j’ai eu la chance de guérir ».
Sa frimousse, parsemée de tâches de rousseur, se déride et laisse apparaître ses fossettes rieuses. L’épreuve est terminée, l’horizon semble plus serein.
Pourtant, Irène Phelippeau n’en reste pas là. Son nouveau combat ? Aider ceux qui sont en souffrance, les soulager grâce à la rigologie : « Le rire détend, désinhibe. Il est mécanique et plus on s’entraîne à muscler le diaphragme et plus le rire jaillit naturellement. Le but est de réactiver le processus. Nous avons tous cette capacité ! »

* Auteur « Cancer, mon chemin de guérison, de la phase terminale à la renaissance »

Dénicheuse de sujets exceptionnels ! Journaliste et photographe

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