Elle se définit comme l’association « hors genres, inclassable et inclassifiable », et milite pour la culture techno dans toute sa diversité. Dans le cadre du rendez-vous annuel : Question (s) d’éthique, piloté par Le lieu unique et l’association EthicA, Déviations Sonores, célèbre pour ses soirées technos comme Suck my Beat, Beat mecanic ou Mull Foon, fêtera sa 1re bougie de la nouvelle décennie, sur le thème : les femmes dans la techno. À cette occasion, elle projettera le film SEXTOY STORIES de Lydia Terki & Anastasia Mordin, suivi d’une soirée Mix party, avec la participation exceptionnelle de Jennifer Cardini, pionnière de la techno made in France.

Rencontre avec Mme Kim, DJ, de l’association Déviations Sonores.

Quels sont les enjeux de Déviations Sonores ?
« Déviations Sonores défend avec ferveur la culture Techno, et la place des femmes dans la techno, ainsi que la volonté d’être hors genres. Nous militons contre la stigmatisation et la diabolisation des musiques électroniques. La techno est un genre parmi tant d’autres, elle prend de l’essor auprès de toutes les générations. On le constate lors de La Techno Parade ! Cette soirée est un focus sur les femmes dans la techno sans être exclusivement 100 % DJ femme. L’ouverture du bal se fera, d’ailleurs par un DJ homme, Oilo Folaz, suivie d’Elle Smiley, puis de moi-même, avec le final :  un DJ set de 2 h, de Jennifer CARDINI. Elle est une référence dans le milieu électronique. »DSC_9340 noir et blanc

Dit-on, Dj ou Djette ?
« Nous sommes nombreuses à refuser cette appellation marketing : Djette. Beaucoup de collègues masculins ne se rendent pas compte de cette connotation. Une DJ devant ses platines est jaugée sur son apparence, ses compétences techniques, davantage qu’un homme. Les organisateurs ne s’y trompent pas : les femmes DJ sont « aspirationnelles » surtout quand elles sont talentueuses, mais, ramenées invariablement à 80 % sur son aspect physique. Je sais de quoi je parle, j’ai perdu 9 kg et je vois la différence. Certains pensent qu’une femme, ça ne peut faire que de la musique mièvre ! Ça me fait sourire, lorsque j’envoie de la grosse techno. Ce que je mets en avant, c’est d’être un DJ et  le fait de défendre une culture. Cependant, le public, me rappellera que je suis une femme qui mixe. »

Quelle est la place des femmes dans la techno ?
« À Nantes, la représentation des femmes dans la musique électronique est ridicule. C’est une discipline qui demande des sacrifices : il faut vivre la nuit, si tu veux fonder une famille, tu ne peux pas. La vie d’une DJ est aléatoire, un jour tu es à la mode et le lendemain tu ne l’es plus ! Le monde de la nuit est compliqué pour toutes les femmes. Parfois, nous sommes accusées de féministes, parce que nous paraissons moins conventionnelles ! Jennifer Cardini et DJ Sextoy, (décédée en 2002), ont lancé les femmes dans la techno. Elles ont su s’imposer sans être dans cette histoire d’image, à une époque où c’était plus compliqué. Jennifer Cardini est un peu la girl power de la musique électronique en France, l’inviter sur ce focus, est inévitable ».
Pratique : samedi 14 novembre, à partir de 21 h 30, projection du film puis de 22 h à 04 h 00, soirée Mix party, au Lieu Unique, 2, quai Ferdinand Favre. Entrée Gratuite.

Dénicheuse de sujets exceptionnels ! Journaliste et photographe

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :