Nuit debout ou l’agora du peuple !

Nuit Debout  kesako ?

Chacun y va de sa définition. Ce qui est sûr, c’est que le mouvement citoyen Nuit Debout occupe la place de la République à Paris depuis le 31 mars. Ils sont des centaines parfois quelque mille, certains soir à se retrouver. « Ils » ? Des citoyens lambda, des salariés, des étudiants, des retraités, des cadres, des chômeurs, des hommes, des femmes et même  des punks à chiens …
« Ils » sont animés d’une nouvelle ferveur, une espérance citoyenne et solidaire : reconquérir l’espace public au seul nom de la liberté  !

Contre vents et marées, malgré les évacuations des CRS,  « Ils » sont toujours là au cœur de la place de la République à Paris, ce cœur tant de fois assailli et blessé qui garde le souvenir douloureux des attentats de Paris.

Cette ferveur citoyenne essaime dans les autres grandes villes de France : Strasbourg, Lyon, Nantes, Toulouse…   sans se rattacher à un parti politique. Nuit debout se construit sur le  modèle espagnol, des Indignés ou encore celui du Occupy américain de 2011.

Nuit debout se veut une assemblée citoyenne,  à l’instar de l’agora du peuple, qui se retrouve chaque soir à partir de 18h  pour un libre échange de parole. Ce mouvement est né au lendemain de la mobilisation de la loi El Khomri contre le travail. D’autres prétendent que c’est à la suite de la projection du film Merci Patron réalisé par François Ruffin.

De quoi parle-t-on dans cette agora du peuple ?

Assis ou debout, le peuple pose son avis sur la politique, l’impact sur leur vie, les dérives, les inégalités, les enjeux, leurs espoirs, les éventuelles solutions…  « Ils » débattent sur les règles démocratiques. Les jeunes sont très investis tant ils craignent pour leur devenir : diplômes non valorisés, difficulté à l’emploi, expatriation envisagée… Les sujets de discussions sont nombreux et complexes : contestation  du mondialisme, délocalisation de l’emploi,  structures sociales exsangues, économie vacillante, état d’urgence, violences policières, exil fiscal… mais « Ils » dans leur diversité tentent de trouver des solutions et tous, étudiants, chômeurs, démunis, retraités, travailleurs… souhaitent réinventer un monde plus juste.

Quel avenir pour ce mouvement ?

Tout est à construire. Ce nouvel élan se diffuse en province, il interpelle les politiques, redonne une vigueur à la lutte sociale, le peuple se réapproprie l’espace et la parole… Alors quel avenir ? Le meilleur nous l’espèrons !

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